Édito

Des opérateurs qui gagnent en confiance

Le début de l’année 2026 marque une inflexion pour la promotion immobilière en Bretagne, avec une nette reprise des mises en vente après deux années de fort ralentissement. Plus de 1 600 logements ont été lancés au 1er trimestre, soit le meilleur niveau observé sur cette période depuis sept ans (+29% sur un an). Cette dynamique confirme le redémarrage amorcé fin 2025, dans un contexte national qui reste néanmoins contraint.

Pour autant, la reprise commerciale demeure mesurée. Avec 922 réservations au 1er trimestre 2026 (+2%), les ventes restent proches des niveaux observés ces trois dernières années, traduisant un décalage persistant entre l’offre disponible et la capacité d’absorption du marché, encore freinée par des conditions de financement prudentes.

👨‍👩‍👧‍👦 La demande continue par ailleurs d’évoluer.
Les investisseurs ne représentent plus que 27% des réservations, tandis que les acquéreurs occupants soutiennent l’activité, notamment via l’accession aidée et le PSLA, désormais majoritaire dans les ventes aidées. Cette dynamique s’appuie sur une demande plus diffuse géographiquement, au-delà des grandes métropoles.

📈 Conséquence directe de cette reprise des mises en vente, le stock disponible atteint un niveau record avec plus de 7 200 logements à la vente, soit près de 24 mois d’écoulement théorique.
Les prix montrent quant à eux des signes d’ajustement : le collectif libre s’établit autour de 4 790 €/m² parking inclus (-3% sur un an), tandis que les retraits de commercialisation progressent sensiblement, illustrant les difficultés persistantes rencontrées par les opérateurs.

⚠️ À l’échelle territoriale, le marché breton poursuit sa recomposition. Rennes Métropole concentre désormais moins d’un tiers des ventes régionales, tandis que les marchés secondaires renforcent leur poids dans l’activité.

Ainsi, ce premier trimestre 2026 traduit davantage une phase d’ajustement qu’un véritable retournement de cycle, avec 20, dans l’attente d’un environnement financier plus lisible pour les ménages.

Cécile Carlo
Présidente de l’observatoire OREAL